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le ciel était blanc, je ne pouvais le regarder. les avions et les hélicoptères passaient très bas, au ras de l'herbe, j'étais obligée de m'allonger pour ne pas me faire décapitée, je sentais l'air en mouvement sur ma nuque, les yeux fermés. Beaucoup de bruits venant de partout, de la musique, du tonnerre, des moteurs, des cris.De loin, j'entendais mon père crier, il voulait que je vienne avec lui pour qu'on puisse s'enfuir sur sa moto, garée au milieu de la grande prairie, les montagnes alentour étaient en feu, des groupes de gens assis en cercles espèraient encore et chantaient, habillés de vêtements très colorés. le ciel était noir, on y voyait rien. une fausse lune tenue par une main invisible éclairait une première scène quleque part au bord d'une plage, un grand cercueil noir surmonté d'une croix blanche avance doucement dans les vagues, je le vois de haut, il se dirige vers la rive, gagne peu à peu le sable, il s'ouvre, à l'intérieur un être humain vivant, j'ai oublié son visage. toujours dans le noir, une grande montagne qu'il faut escalader. au sommet une bougie brûle, suspendue dans le vide, la cire coule sur la montagne, il faut que l'on arrive jusqu'à la bougie, c'est très long et pénible, il faut trouver des prises dans le noir. une fois en haut je me demande ce que je fous là, je me réveille, mon coeur bat vite et je me demande encore, avec une acuité vive, ce que je fous là, dans cette petite chambre.
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